la méthode de la montgolfière

montgolfiere

La commission Fly du CJD

C’était à la fin de l’été. Nous étions un groupe de jeunes entrepreneurs faisant partie du CJD (centre des jeunes dirigeants) Au cjd on travaille sur sa boite et on peut le faire grâce à des « commission » auxquelles on participe.

le principe est de se retrouver une fois par mois et de chercher comment on peut progresser et faire progresser son entreprise. Tout cela est très cadré pour éviter de partir dans tous les sens et se perdre. J’avais été formé au préalable pour animer cette commission lors d’un grand rassemblement de formateurs : campus.

affiche commission Fly Cjd

La commission que je devais animer s’appelait «  FLY » ou comment prendre de la hauteur sur sa boite. Après avoir analysé l’environnement hyper concurrentiel de nos entreprises, nous avons exploré les nouveaux modèles économiques. Le tout, dans le but d’adapter nos entreprises pour qu’elles puissent résister « vents et marées » et assurer leur pérennité. C’est d’ailleurs à cette période que j’ai trouvé la raison d’être d’équipage : « Permettre à mes clients d’être présents sur les marchés de demain »

Trouver le WHY ?

Une fois le WHY trouvé, le COMMENT (HOW) devenait limpide : utiliser le teambuilding pour souder les équipes et favoriser les échanges, former les managers en leur donnant des outils pour aider leurs équipes à obtenir plus de résultats et proposer des académies des ventes pour augmenter le chiffre d’affaire et la réussite des commerciaux. Finalement dans cet exercice j’ai été « l’arroseur arrosé » puisque qu’en animant cette commission j’ai clairement passé un cap important pour ma boite. Merci à Olivier pour m’avoir poussé et sorti de ma zone de confort.

 

C’est ainsi que ce même Olivier lance, lors de l’avant-dernière réunion : 
– « et si pour prendre de la hauteur nous le faisions vraiment ? »
– « Que veux tu dire Olivier ? »
– «  et bien je pense qu’on pourrait faire la dernière réunion en Montgolfière »
– « Ah mais c’est génial ton idée ! »

Aussitôt le groupe adhéra à 100% à l’idée et Olivier organisa tout cela comme un chef.
Rendez-vous du coté de Saverne pour un décollage vers 5 heures du matin.

Arrivés sur le site nous découvrons un nouveau monde : celui des aérostiers. Dans un premier temps, nous descendons la nacelle des remorques ainsi que les différents accessoires. Puis nous aidons à déplier la toile : l’enveloppe du ballon. Celle-ci est fabriquée avec un matériau très léger qui ressemble à une toile de SPI. Au fur et à mesure l’ enveloppe se gonfle d’air chaud et le soleil se lève. Nous continuons le gonflage jusqu’à que le ballon se mette à la verticale et soulève la nacelle. Nous embarquons à bord de la nacelle et décollons le plus naturellement possible.

Parés à décoller !

3 montgolfieres au décollageLes 3 montgolfières prennent ainsi de la hauteur et je peux observer des phénomènes étranges dont je n’avais pas conscience.

Au bout de quelques heures nous atterrissons un glissant sur un champ de blé (sans l’abimer). Un 4×4 nous avait suivi et nous aidions à ranger le matériel de façon très efficace. 

C’est là que je découvre le « trombone » qui permet de faciliter la manœuvre de pliage de l’enveloppe.

De retour à la base, je repère immédiatement le magnifique casse croute qui nous attend. Toutefois, au lieu de s’installer à table, les membres de l’association nous demandent de les aider.
Ils s’affairent et se concentrent pour tout remettre en place de façon très méticuleuse. Je sens une concentration extrême, proche de la perfection. Les bouteilles sont remplies, tout le matériel est « checké », les cordes rangées, lovées, pliées. Les instruments rangés avec leur protections. Intrigué je demande ce qu’il se passe. L’aérostier m’explique : « nous sommes tellement dépendants de la météo qu’il faut pouvoir partir à tout moment et nous devons être prêts »

Cette « fenêtre de tir » peut être subite et très courte. Il n’est pas question de préparer et de vérifier le matériel à ce moment là. En plus, la sécurité des passagers étant à garantir : il n’y a pas de place pour l’erreur. La précipitation qu’il pourrait y avoir à ce moment là, pourrait être fatale et improductive.

Cela m’a fait beaucoup réfléchir et je me remémore certains soirs ou je prépare mon matériel avec l’angoisse de ne rien oublier. Depuis cette expérience, j’applique cette méthode que j’ai baptisé « la méthode de la montgolfière » à mon métier.

En effet lorsque que je range mon matériel de teambuilding je prépare tout de suite le suivant. Cela me permet d’être prêt à tout moment : moins de stress, plus de sérénité et plus de place pour la créativité. Je m’efforce également de faire un débriefing et de noter les points d’amélioration possibles en les notant dans ma todolist issue de ma formation  gestion du temps.

N’hésitez pas à commenter cet article et proposer vos propres stratégies pour gagner en efficacité.-

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