Comment dépasser ses concurrents selon Edgar Grospiron

edgar grospiron

Comment dépasser ses concurrents selon Edgar Grospiron

Certaines rencontres, certaines conférences sont plus inspirantes que d’autres. C’est ainsi que j’ai eu la chance en janvier 2016 d’assister à une conférence d’une des idoles de ma jeunesse : Edgar Grospiron.

Les gens de ma génération se souviennent certainement de ces images improbables lorsque Edgard remporte le titre de champion olympique à Albertville en 1992. Oui, la « neige » de la télé était bien réelle et ne provenait pas d’un mauvais réglage de l’antenne. Edgar était déterminé à gagner et personne ne pouvait l’arrêter, même pas la météo.

Voici quelques pépites livrées par Edgar, qui en plus d’être un excellent orateur a été pour moi une source d’inspiration importante dans la création des formations pour les vendeurs.

En voici quelques secrets qu’Edgar à utilisé pour devenir champion olympique et dépasser ses concurrents :

Le mental

Ce qui caractérise les grands champions et en particulier Edgar : c’est la force de leur mental.

Son concurrent direct disait à l’époque : « Je VEUX gagner » alors qu’Edgar répondait avec assurance : « je VAIS gagner ».

Une différence qui semble infime mais qui au final fait la différence. Il avait même rassuré Jean-Claude Killy à l’époque en lui disant : « t’inquiète pas je vais la gagner cette épreuve ».

Le travail et la préparation

Dans une descente olympique il y a 65 virages : pour se préparer Edgar a du réaliser 1 millions trois cent milles virages ! En étudiant son concurrent il avait remarqué qu’il progressait d’un point tous les 100 virages. Pour dépasser son concurrent Edgar s’était simplement fixé un point d’amélioration tous les 65 virages. Du coup, par rapport à ses concurrents qui réalisaient 13.000 points d’améliorations sur 1 million trois cent mille virages Edgar en réalisait 20.000 soit 7.000 de plus. En fait, il explique que ce n’est pas le jour de la course que l’épreuve se gagne mais bien avant : lors de la préparation et de l’entrainement. En faire plus que ses concurrents : s’entrainer plus, se fixer des objectifs plus haut : c’est ce qui fait la différence le jour J.

Contourner les obstacles

Son entraineur avait tout de suite détecté ce qui clochait chez Edgar lorsqu’il effectue la première descente du mur des1000 bosses en se prenant une énorme « boite » :

 » ton problème c’est que tu vois les obstacles au lieu de te concentrer sur la manière de les contourner. Tu ne peux pas changer les bosses : un champion voit les solutions, pas les problèmes. Concentre-toi sur tes qualités ! »

Une des plus grande qualité d’Edgar était la vitesse : c’est en se concentrant et en améliorant sa vitesse qu’il a pu battre son concurrent.

Se focaliser sur ses forces

Oui le travail est important et fait partie intégrante de la victoire. Seulement, il y a une différence fondamentale lorsque vous travaillez dans la douleur plutôt que dans le plaisir. Edgar explique qu’on ne peut pas travailler pendant presque 8 heures tous les jours si au bout il n’y a pas de plaisir. Selon Edgar : il est beaucoup plus intéressant de travailler dans les domaines que nous maitrisons bien et qui nous demandent un minimum d’effort. Lorsque vous vous mettez à travailler sérieusement dans ces domaines et que vous vous entrainez plus que les autres : vous « performez » tout en prenant du plaisir.

Respecter ses valeurs

On peut penser que toute les stratégies sont bonnes pour gagner. Oui mais du coup la victoire n’a plus la même saveur. Edgar nous explique les choix difficiles qu’il a du faire en acceptant de perdre certaines courses et en refusant de se soigner avec certains produits contenant des substances illicites. Personne n’aurait su… mais au fond quel aurait été le gout de la victoire ? Respecter ses concurrents, le règlement, être humble et se remettre en cause font partie des valeurs qui permettent aux grands champions comme Edgar de savourer très longtemps ses victoires et de se servir de ses échecs pour progresser.

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